Parti Socialiste de Fontenay-sous-Bois
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Michel Rocard : L’homme qui pensait la gauche et la France

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Michel Rocard n’est plus et tous les socialistes pleurent le départ d’un peu d’eux-mêmes.

L’ancien Premier ministre était avant tout un homme de l’histoire du socialisme. N’avait-il pas combattu, il y a encore peu, pour que l’on renumérote le Congrès ?  Car nous sommes dépositaires d’une continuité.

Leader de l’UNEF avec le courant des minos très engagé contre la guerre d’Algérie, fonctionnaire dénonçant sous le pseudonyme de Servet la sale guerre, rompant avec la SFIO de Guy Mollet pour les mêmes raisons. Fondant avec Pierre Mendès France et Edouard Depreux le PSU, il en devient le Secrétaire général réalisant un score remarqué à l’élection présidentielle de 1969.

Michel fut l’un des fondateurs d’un courant original dans le socialisme français. Ce courant prit son envolée après 1974 et son retour au Parti socialiste via les Assises du socialisme qui virent la CFDT d’Edmond Maire et le PSU de Michel Rocard rejoindre le PS.

C’est au congrès de Nantes en 77 que Michel Rocard théorisa la seconde gauche, le « parler vrai » et l’autogestion. Il s’imposa ainsi comme l’autre gauche face à François Mitterrand. Le congrès mythique de Metz perdu par Michel Rocard ouvrit la voie à la victoire de Mitterrand et au second Rocard. Ce fut le temps de l’homme d’Etat et de gouvernement anticapitaliste mais comprenant l’économie. Il s’opposa aux concessions faites au PCF pour l’union de la gauche.

Ministre du Plan, puis de l’agriculture, il démissionna pour protester contre la proportionnelle. Premier ministre pro-européen, artisan des accords de Matignon, inventeur de la CSG, du RMI aujourd’hui RSA. Il devint sur le tard Premier secrétaire du PS, relançant ce dernier après la déroute de 1993 via les États généraux du Parti socialiste.

Michel n’a jamais cessé, tout au long de sa vie, de mêler trois réflexions : la gauche, la France, l’Europe. Dans la dernière partie de sa vie il s’empara de la question écologique. Imaginaire visionnaire mais réaliste, Michel Rocard avait rêvé d’un big bang socialiste permettant sa reformulation sans perdre ses repères.

Nous tenterons d’être fidèles à ses rêves et son imagination au service de la gauche.

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Jean-Christophe CAMBADÉLIS

Premier secrétaire du Parti socialiste

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